Contre le gouvernement Macron-Barnier, contre la politique raciste et putophobe de ce gouvernement
Publié par Transistor le
Tags : blog, militantisme, politique, discours, tds, travail du sexe, travailleurs et travailleuses du sexe, droit des tds
Bonjour à tous et à toutes,
Nous sommes le Collectif Transistor, une association d’auto-soutien angoumoisine à destination des publics Trans et Travailleuses du Sexe.
Nous existons depuis 2021 et agissons de diverses manières : aide matérielle, distribution de matériel de RDR, espace communautaire, permanence mixte ou non mixte, permanences mineurs, rendez-vous individuels, formation associative, médicale, ou en milieu scolaire.
Depuis 2023, nous menons le pôle Rayon Parapluie, une action de santé communautaire par et pour des Travailleuses et Travailleurs Du Sexe (TDS) souhaitant visibiliser les problématiques et les situations vécues par les TDS.
Voilà ; Macron continue de bafouer le vote du peuple, et ce, dès le résultat des élections. Mi-juillet, les 17 ministres démissionnaires décident de voter pour un président de l'Assemblée nationale de leur propre parti, Yael Braun-Pivet. Le gouvernement démissionnaire continue de travailler comme si de rien était, se dépêchant de faire mettre en application certains de ses textes les plus pervers, en publiant notamment six amendements de la loi immigration au Journal Officiel, alors que le NFP avait promis de faire abroger ce projet de loi profondément raciste et xénophobe, adoubée par le rassemblement national. L’un de ces décrets permet l’enfermement de personne qui pourrait demander l’asile en France. Un autre prolonge le délai de placement en rétention avant de pouvoir saisir le juge des libertés de 2 à 4 jours.
Pour finir, le 5 septembre dernier, Macron nomme comme Premier ministre Michel Barnier, homme politique de droite, ayant voté contre la dépénalisation de l’homosexualité en 1981 et proposé un « moratoire », c’est-à-dire une pause, de 3 à 5 ans sur l’immigration : ce n’est pas le programme social proposé par le Nouveau Front Populaire pourtant élu par les électeurs en juillet dernier.
- Le changement de genre en mairie, sans question, on a voté pour, c’est maintenant !
- La loi immigration, on a voté contre, c’est fini !
Cette semaine sont nommés au poste de ministre Bruno Retailleau, Laurence Garnier, deux personnes s’opposant à l’interdiction des thérapies de conversion en 2021, ou Astrid Panosyan-Bouvet, complice avec les TERFS Margerite Stern et Dora Moutot, autrice de la bible transphobe « Transmania ».
Qu'il est à vomir, ce gouvernement aux couleurs de la Manif Pour Tous !
Nous nous opposons à ces nomiations : non aux transphobes et aux homophobes au gouvernement !
Ce gouvernement continue à tout bafouer pour mener à bien son projet rétrograde d’extrême droite. Un nettoyage social : voilà ce que veut mettre en place ce gouvernement illégitime !
En mai dernier déjà, Aurore Bergé alors ministre chargée du droit des femmes, met en place un « plan de lutte contre la prostitution » qui vient s’ajouter à la loi pénalisation client de 2016. L’intérêt est clair, net et précis : nettoyer la capitale et la France pour les Jeux olympiques.
Non, la lutte contre la prostitution ne permet pas au gouvernement de pénaliser les proxénètes : elle lui permet de lutter contre les travailleuses du sexe, en les précarisant, les empêchant de pouvoir trouver un logement, rendant plus difficile la reconversion professionnelle et plus difficile l’exercice du métier ; car les bons clients partent et les plus violents, ceux qui n’ont pas peur de la loi et tout à se reprocher se font de plus en plus nombreux.
Honte à l’État français qui, de par ces mesures répressives, est responsable du meurtre d’au moins deux travailleuses du sexe rien que cet été. C’est sans compter toutes celles qui n’ont pas eu l’attention des médias. Honte à cet état qui, sous couvert de vouloir protéger les femmes, provoque leur mort.
Honte à un État raciste et putophobe qui permet que ses forces de police participent aux violences faites à l’encontre des travailleuses du sexe donnant lieu cet été, comme le dit très bien Elisa Koubi, coordinnatrice du STRASS, syndicat du travail sexuel, « un nettoyage social et un nettoyage racial des rues de Paris ». Cet été, les forces de l’ordre ont contrôlé, coursé dans les rues et bousculé dans les camionnettes les travailleuses, distribuant les OQTFs à vue d’œil.
Honte à un État lui-même proxénète, qui prévoit avec la loi du 13 avril 2016 que les travailleuses du sexe déclarent leurs revenus : l’État, qui considère pourtant que toute personne touchant tout argent issus de la prostitution est un proxénète (ce qui inclus les propriétaires immobiliers), veut toucher sa part sur la tarification de la pipe.
Nous savons bien, à Transistor, que cette prise de position sur le travail du sexe fait grincer des dents, les partis politiques, dont aucun ne proposait la dépénalisation aux dernières élections, les associations, les syndicats, dont certains on publiés des communiqués abolitionnistes ces derniers mois, mais aussi les individus qui nous écoutent. Comprenez que nous ne tenons pas ce discours pour prostituer ni vos filles, ni vos amies, ni vous-même. Écoutez les personnes concernées. Posez-vous. Nous avons beaucoup de choses à dire aussi sur le droit des femmes la lutte contre le proxénétisme.
Vous voulez aider les travailleuses du sexe ? Alors dépénalisez, laissez-nous nous organiser en tant que travailleuses indépendantes, laissez-nous travailler entre-nous pour que nous puissions veiller les unes sur les autres plutôt que d’être isolées. Permettez-nous de créer nos propres lieux de travail. Permettez nous de ne pouvoir accéder au droit et à la santé du travail. Ne rendez pas nos vies encore plus compliquées.
Vous voulez lutter contre l’exploitation sexuelle ? Luttez aussi contre l’exploitation à tous les niveaux ; cela sera plus efficace.
Pour la liberté de chacun de disposer de son corps, pour le droit de toustes d’être traité en tant qu’être humain, avec respect et dignité, pour que cessent ces projets de loi putophobes, racistes, lgbtphobes, sexistes
Macron, il va falloir écouter le peuple !