Pride 2025 - Siamo tutti antifascisti
Publié par Transistor le
Tags : blog, militantisme, politique, discours, pride, marche des fiertés
Bonjour à tous et à toutes,
Nous sommes le Transistor, une association d’auto-soutient entre personnes trans et / ou travailleur et travailleuses du sexe. Nous organisons entre autre des permanences mensuelle à destination des personnes trans dont la prochaine se tiendra dimanche prochain, le 6 juillet, de 15h a 18h au beta.
Les attaques constantes contre les droits trans ne cessent de se multiplier à l'internationnalle jusqu'au locale, l'idéologie anti-trans notamment soutenue par les militantes TERFS (des "feministes" d'extrême droite transphobes, mais aussi racistes, homophobe et, finalement, misogynes) porte ses fruits aux Etats-Unis avec l'interdiction dans certains états de la transition de genre aux mineurs comme aux adultes, comme en Angleterre ou suite au forcing de ces militantes d'extrême droite, la cours suprême reduit les femmes a leur sexe, créant non seulement une définition de la femme transphobe, mais aussi faisant un pas en arrière monumental dans l'avancée du droit des femmes en les renvoyant a un rôle de génitrice et non d'être humain.
En France, nous en avons constaté ses fruits avec la parution d'un livre de propagande transphobe mis en avant par les médias : leurs autrices avaient déjà étées et continuent d'être reçus par les différentes ministres pour le droit des femmes sous le gouvernement Macron qui s'affiche fièrement au côté de ces "féministes" d'extrême droite. L'annee dernière, au même moment, une tentative d'interdiction des bloqueurs de puberté pour les personnes trans mineur a faillit être voté, mise en pause au dernier moment suite a la dissolution de l'Assemblée nationale. A l'époque, les militants anti trans affirmaient leur volonté de vouloir étendre cette interdiction aux personnes de moins de 25 ans et, éventuellement, a tout age. Mediapart avait alors publié une série d'enquête édifiante sur ce mouvement réactionnaire qui cache des thérapies de conversion comme Ypomoni, bien implanté en Charente et faisant leur pubs chez différents médecins, voulant effrayer les parents et empêcher les jeunes, mêmes adultes, de transitioner.
Face à cela, nous constantons ces dernières années au niveau local une augmentation des agressions transphobe, et plus particulièrement ces derniers mois. En parallèle, peu de victime osent porter plainte, la police mal formée se montrant peu en capacitée d'acceuillir les publics trans pour des dépots de plainte, trop souvent transphobe tant dans leurs propos que dans leurs actes.
Pire encore, l'année dernière, l'état mettais en place un fichage des personnes trans : disposant d'un fichier listant chaque personne ayant effectué un changement de genre à l'état civil, accessible par la police pour des raisons "administrative" : ce fichier représente un danger pour la sécurité de toutes les personnes trans et une honte pour l'état et inquiète autant politiquement qu'ethiquement.
Nous faisons face aujourd'hui a une reecriture fasciste de l'histoire du mouvement LGBT avec l'effacement de l'implication des personnes trans au mouvement de révolution de Sronnewal, ancêtre fondateur de nos prises actuels. Allons nous devoir supporter à nouveau l'éffacement de nos histoires, comme en 1933 lors des premiers autodafés ou nazis on éffacé toutes les recherches en terme de santé trans, en brulant les manuscrit de la clinique de Magnus Hirschfield ? Allons nous devoir à nouveau supporter l'effacement de nos existences comme l'histoire raciste et patriarcale a décidé d'omettre cette information de nos cours d'histoire alors même que ce sont spécifiquement les photos de ces autodafés qui illustrent les livres d'histoires de vos enfants ?
Pendant ce temps là, notre gouvernement continue de s'attaquent aux plus précaires tels les travailleuses du sexe, dont nous déplorons la mort de 8 collègues l'an dernier suite au durcissement des lois contre le proxénétisme qui ne fait que renforcer le rôle des proxénètes qui deviennent des intermédiaires nécessaire pour que certaines collègues puissent éviter de se faire courser et contrôler dans les rues ou dans leurs camions par les forces de l'ordre qui assennes celles qui sont sans papières d'OQTF ; la loi pénalisation client de 2016 est profondément raciste et precairophobe, augmentant l'insécurité de l'exercice du travail du sexe.
La défense des droits des travailleuses du sexe est éminement queer ! Rappelons que l'année dernière dans le monde, 46% des 350 personnes trans assassiné·e·s dont la profession est connue étaient des travailleur.euses du sexe.
Il y a peine une semaine et demi, notre cher premier ministre Bruno Retailleau, que, pourtant, personne n'a élu l'année dernière, annonçait la mise en place de rafle pour, je cite "dire que les clandestins ne sont pas les bienvenues en France de la façon la plus ferme et definitive". HONTE ! Honte à cet état faciste et raciste qui ne fait que s'effondrer dans l'indécence depuis des années, qui criminalise les sans papier !
Alors que les sociétés capitalistes et les politiques de droites, les mairies et la DILCRAH decident de couper leur subventions aux prides, ne pleurons pas la perte de ces faux alliés qui nous finance pour mieux nous controler nous, nos identités et notre parole : ils ne font que révéler leur vrais visage ! Nous ne sommes pas fièr·e·s de nos identités pour devenir ni les suppos du capital, ni nous agenouillez devant des politiques de droite qui en profitent pour précariser et criminaliser nos adelphes ! Ou alors, et je le dit haut et fort nous serions fièr·e·s pour rien, et il vaudrait mieux se taire.
La prefecture de Paris veut protéger une groupuscule d'extrême droite Eros dans la pride de Paris ? Voilà le vrai visage de la pression financière qu'exerce le capital sur nos prides ! Plus que jamais, il est important de revendiquer haut et fort la nature de nos manifestations : ce ne sont pas que manifestations joyeuses et encore moins à l'origine ! Les prides sont des révolutions, des révolutions queers, qui ne devraient pas se limiter au mois historique de juin, mais continuer toute l'année, se mellangeant aux manifestations antifasciste, antiraciste, anticoloniale, anti impérialiste, anti capitaliste !
Plus que jamais, nos prides se doivent d'être politiques ! Nos prides se doivent d'être militante ! Nous ne devons pas oublier l'histoire révolutionnaire qui nous a donné quelques droits et qui continuera à nous mener vers la libération queer, et, en définitive, a la liberation de tou·s·tes !
Face a la montée du fascisme, nous reprenons les briques !
Siamo tutti antifascisti !